KTM RC8 

La jeune marque autrichienne, auparavant spécialiste du tout-terrain, s'est trouvée un nouveau terrain de jeu : le bitume, avec des roadsters à deux et quatre roues (X-Bow). Fidèle à son slogan «ready to race», son approche en la matière apparaît toujours aussi radicale. Amateurs de machines utilitaires, pratiques ou confortables, passez votre chemin. Les KTM sont, par définition, des vecteurs de sensations. Témoin la dernière création (créature ?) de la firme de Mattighofen, une moto hypersportive taillée pour le circuit : la RC8.

Comme les autres modèles de la gamme, cette KTM détonne par l'utilisation de plastiques mats qui lui confèrent une apparence (trompeuse) de moto bon marché. En y regardant de plus près, tout dans cette RC8 respire la qualité. KTM a fait appel aux meilleurs fournisseurs pour doter son nouveau porte-drapeau d'équipements de pointe. Les amateurs de belle mécanique ne s'y trompent pas, et la RC8 a également le don de détourner le regard des passants.

Sa venue est annoncée par un grondement sourd, propre aux moteurs bicylindres de forte cylindrée. Le staccato est plus métallique que celui d'une Ducati mais tout aussi impressionnant. Une fois les oreilles alertées par le grondement du missile en approche, le regard est captivé par une silhouette à nulle autre pareille. Kiska, le styliste attitré de la marque, s'est surpassé. Le carénage et le dosseret de selle taillés à la serpe, rehaussés par l'incontournable peinture orange, transforme le pilote de la RC8 en extraterrestre.

De l'espace, il en faut pour espérer cerner le potentiel de cette soucoupe roulante. Un circuit est vivement conseillé mais, faute de temps, nous avons dû nous contenter d'une promenade dans le Véxin, après une traversée de Paris qui n'avait rien d'une sinécure. Le concessionnaire qui nous a confié les clés de l'engin s'est voulu rassurant en nous informant que les commandes et les suspensions avaient été réglées «confort» par l'importateur. Confort pour une KTM, est-il utile de le préciser ?